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G L - La mère de ma femme a fait de moi un être débauché (2024)

G L - La mère de ma femme a fait de moi un être débauché (2024)

  • Date de sortie: 08-07-2024
  • Catégorie: Romance
  • ISBN: B0D954YH87
  • Vues: 1867
  • Date d'ajout: 10/07/2024 08:02

Je termine ma phrase, puis je relis ce que je viens d’écrire. C’est plutôt bien, même si j’ai de sérieux problèmes de concentration. L’inspiration ne vient pas et je galère pour finir mon bouquin. Peut-être que le fait que ma femme soit à l’autre bout du monde me perturbe. Elle est partie en Australie depuis deux mois. Plus qu’un mois avant son retour.
Un long mois. Même si l’ambiance n’est pas toujours au beau fixe entre nous, son corps me manque terriblement. J’ai toujours eu de gros besoins sexuels et en être réduit à me masturber à vingt-cinq ans me déprime. Je ne le fais qu’en dernière extrémité, le plus rarement possible. Et quand je m’y résous, je me sens dans la peau d’un collégien puceau qui n’ose pas aborder sa première fille. Malgré tout, je n’ai pût me résoudre à la tromper alors que je sais pertinemment que c’est ce qu’elle fait de son côté. Lina adore le sexe elle aussi et je la vois mal rester sur sa faim pendant quatre-vingt-dix jours. Je pousse un soupir en songeant que je suis trop sentimental. A ma place, les autres hommes se seraient rués sur la première fille qui se serait offerte à eux. Je passe en revue les différentes occasions qui se sont présentées depuis que je suis seul. Certaine filles valaient vraiment le coup et je regrette presque de les avoir éconduites.
J’éteins mon ordi et je me dirige vers la pièce à vivre. Il fait très chaud, même pour un mois de juillet et je meurs de soif. Je me sers un verre d’eau au distributeur du réfrigérateur et je me sens aussitôt beaucoup mieux.
A propos d’eau, nager me ferait du bien. Cela me permettrait d’évacuer ma frustration tout en me dépensant physiquement. Je sors de la maison par la porte fenêtre qui donne sur l’arrière de notre villa. Je traverse la terrasse et j’emprunte le sentier dallé qui mène à la piscine. L’eau bleue m’attire et je plonge sans hésiter. Je nage jusqu’à l’autre extrémité avant de revenir sans prendre le temps de souffler. J’effectue plusieurs longueurs, la plupart du temps sous l’eau. J’adore me fondre dans ce milieu aqueux. J’ai l’impression de faire partie du monde aquatique qui est bien plus calme que celui des humains.
Mes muscles commencent à me faire souffrir à force de traversées interrompues. Je gagne l’angle gauche à l’endroit le plus profond de la piscine. C’est mon lieu de prédilection. Je suis totalement immergé et seule ma tête est hors de l’eau. J’ai posé mes mains dans la rigole du canal d’évacuation et je bats doucement des pieds pour ne pas rester complétement immobile. J’ai horreur de cela et je crois que c’est le plus difficile dans mon métier d’écrivain. Rester assis durant des heures sur mon fauteuil de bureau est une vraie punition.
Des bruits de talons me font sursauter. Je n’ai pas entendu de voiture remonter l’allée, mais c’est compréhensible. Il a suffi que je sois sous l’eau pour ne pas percevoir le bruit du moteur. En plus, avec les voitures électriques, c’est de plus en plus fréquent. Je passe rapidement en revue mes copines féminines qui savent qu’elles peuvent débarquer chez moi à l’improviste. Elles ne sont pas nombreuses et je ne vois pas laquelle aurait eu cette idée ce matin.
Quand je suis seul, ou avec ma femme, je vis continuellement nu. Je ne l’ai jamais regretté jusqu’à présent, mais je sens confusément que cette fois, ce sera différent. Il est cependant trop tard pour que je sorte. La terrasse est assez longue et avec les dix mètres de sentier qui y conduisent, je n’aurai pas le temps de gagner la maison. Les pas se rapprochent dangereusement et je tourne la tête sur la droite pour voir de qui il s’agit.
Je me fige en reconnaissant la femme qui vient de déposer son sac à main sur la table de pierre qui trône au centre de notre terrasse. Sa robe le rejoint et je peux la contempler alors qu’elle est uniquement vêtue d’un micro-bikini rose fluo qui ne cache rien de son anatomie.

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