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C. J. Cherryh - Pack Romans et Nouvelles - SF
- Catégorie: Roman
- Vues: 3366
- Date d'ajout: 21/02/2025 20:07
C. J. Cherryh est née le 1er septembre 1942 à Saint-Louis, Missouri, et a passé son enfance à Lawton dans l'Oklahoma. Elle a commencé à écrire dès l'âge de 10 ans, frustrée par l'arrêt de sa série télévisée préférée, Flash Gordon.
En 1964, elle passe un Bachelor of Arts en latin à l'université de l'Oklahoma, pendant lequel elle étudie l'archéologie, la mythologie et l'histoire de l'ingénierie. En 1965, elle passe un Master of Arts en littérature classique à l'université Johns Hopkins à Baltimore. Après ses études, C. J. Cherryh enseigne le latin, la littérature classique et l'histoire ancienne dans des écoles publiques d'Oklahoma City.
C. J. Cherryh n'a pas suivi la voie traditionnelle des écrivains de science-fiction de sa génération, en commençant par publier des nouvelles dans des magazines, puis en passant à des romans. En fait, C. J. Cherryh n'a songé à écrire des nouvelles qu'après avoir publié plusieurs romans.
Elle a donc commencé par écrire des romans pendant son temps libre, en soumettant directement les manuscrits à des éditeurs. Elle perdit même de cette façon certains manuscrits originaux (elle dû réécrire les romans correspondants), car elle manquait d'argent et envoyait parfois son unique copie à un éditeur, sans grand succès.
Elle finit par percer en 1975 quand Donald Wollheim lui acheta deux manuscrits soumis à sa maison d'éditions, DAW Books, Les portes d'Ivrel et Frères de la Terre, tous deux publiés en 1976 (dans cet ordre, contraire à celui de leur écriture). Ces deux romans lui valurent immédiatement une reconnaissance critique, et elle obtint en 1977 le prix Astounding du meilleur nouvel écrivain de l'année.
Dans la fin des années 1970, C. J. Cherryh publia six autres romans. En 1979 sa nouvelle Cassandre obtient le prix Hugo de la meilleure nouvelle courte. Elle décida alors de quitter l'enseignement pour se consacrer à l'écriture à plein temps. Elle a obtenu deux fois le prix Hugo du meilleur roman, en 1982 avec Forteresse des étoiles, puis en 1989 avec Cyteen.
En plus de développer ses propres univers de fiction, C. J. Cherryh a écrit des histoires se déroulant dans des mondes partagés, notamment dans Thieves World, Heroes in Hell, Elfquest, Witch World et Magic in Ithkar. Elle ouvrit son propre monde (l'univers Alliance-Union) aux autres auteurs dans la série d'anthologies Merovingen Nights.
Son travail se caractérise par une forte attention portée aux détails, à la fois dans la construction de ses mondes imaginaires et dans la psychologie de ses personnages. Ses histoires explorent souvent des thèmes tels que la politique, la guerre, la culture et la survie.
Les œuvres de Cherryh décrivent les mondes fictifs avec réalisme, mettant à contribution sa connaissance des langues, de l'histoire et de la psychologie. Son pouvoir de construire des mondes étrangers est pareil à celui de J. R. R. Tolkien et lui permet de créer des cultures extraterrestres, des espèces et des points de vue qui sont crédibles, afin de faire penser ses lecteurs à leurs idées de la nature humaine. La plupart de ses mondes sont ressentis au lieu d'être décrits, mais peu d'explications sont nécessaires puisque ses œuvres sont si élégantes dans leur complexité.
Cherryh adopte fréquemment un point de vue interne qu'elle nomme troisième personne très fortement limité[réf. nécessaire]. Dans ce type de narration, l'histoire est racontée du point de vue du personnage principal et seules les choses vécues ou pensées par ce personnage sont décrites. Par exemple, le capitaine du vaisseau spatial ne remarquera pas la station spatiale, à laquelle il n’est plus censé faire attention. Ce type de point de vue est courant dans la littérature anglo-saxonne depuis Jane Austen. On parle aussi de focalisation interne.
Elle a créé de nombreux univers, L'Univers Alliance-Union étant le plus connu, divisé lui-même en différents cycles: Il s'agit donc d'un ensemble de séries/cycles ou de romans indépendants pouvant globalement être rattachés au genre space opera et écrits, d'un livre à l'autre, selon une grande variété d'approches (sociales, psychologiques, militaires, politiques). Même dans les œuvres mineures centrées sur un personnage principal ou un petit groupe d'individus, comme Rimrunners ou Heavy Time, on devine toujours ce contexte global qui est au premier plan des romans les plus ambitieux comme Forteresse des étoiles ou Cyteen. Il est d'ailleurs résumé en introduction de ces deux livres. Dans cet univers, les aventures impliquant des protagonistes humains côtoient les histoires de rencontre avec des civilisations extra-terrestres (Forty Thousand in Gehenna ou Serpent's Reach par exemple).
C. J. Cherryh a longtemps vécu dans l'Oklahoma. Elle habite maintenant dans les environs de Spokane (dans l'État de Washington) avec l'artiste Jane Fancher, qu'elle a épousée le 17 mai 2014. Elle est la sœur du peintre David A. Cherry.
Trois raisons de relire... “Chanur”, une science-fiction féministe et novatrice (selon Telerama)
Dans les livres de C.J. Cherryh, pas d’humains conquérants ni d’hommes dominants, mais une étude fine et complexe des rapports entre espèces.
1. Parce qu’une planète porte le nom de son autrice…
L‘univers du space opera se montre volontiers macho. Carolyn Janice Cherry, alias C.J. Cherryh, l’a appris à ses dépens dès ses débuts, puisque ses premiers éditeurs rajoutèrent un « h » à son nom pour qu’il fasse moins « romance », et le firent précéder de ses initiales et non de ses prénoms complets pour maintenir la confusion sur son sexe.
Cela n’empêcha pas la romancière américaine d’être reconnue comme une maîtresse du genre – au point de voir son nom donné par deux astronomes amateurs, Don Wells et Alex Cruz, à un nouvel astéroïde, 77185 Cherryh, découvert en 2001. Elle a reçu deux prix Hugo, l’un pour Forteresse des étoiles (1982), le second pour Cyteen (1989).
Écrit dans les années 1980, « Le Cycle de Chanur » est l’œuvre qui l’a révélée. Comme l’essentiel de sa bibliographie, il se rattache à l’univers Alliance-Union, le vaste espace galactique dans lequel elle a situé la plupart de ses fictions.
2. Parce que son point de vue n’est pas celui de l’homme conquérant
Beaucoup d’œuvres du genre space opera, à la Star Trek ou à la Starship Troopers, racontent la découverte de planètes étrangères par des humains qui y trouvent des modes de vie très différents des leurs, et les détruisent. Cherryh inverse cette perspective très colonialiste et guerrière pour dépeindre, au contraire, des mondes extraterrestres d’un point de vue extraterrestre. L’humain, quand il y apparaît (et c’est souvent pour n’y faire que de la figuration), n’est que le représentant d’une espèce parmi d’autres.
Ainsi l’héroïne éponyme de Chanur recueille-t-elle à bord de son vaisseau un passager clandestin d’une race inconnue, qui éveille soudain les convoitises de tous les gouvernements. C’est que l’existence d’une huitième race – dans Chanur, l’univers est habité par sept peuplades, Hani, Stsho, Kif… – aurait des répercussions énormes, tant commerciales que politiques. Que va faire Pyanfar Chanur ? Et quelle est cette race qui suscite tant d’intérêt, et porte le nom bizarre d’« humain » ?
3. Parce que les femmes y ont souvent le beau rôle
On sait que le lion, roi des animaux plus fainéant que conquérant, se repose beaucoup sur sa compagne, pourvoyeuse de viande fraîche et de repos guerriers. Le clan auquel appartient Pyanfar Chanur, les Hani, est précisément calqué sur le comportement des lions : les femmes y détiennent le pouvoir et laissent les hommes croire que c’est eux qui l’ont… Dans cette société matriarcale, les mâles ne servent guère qu’à la reproduction – encore cette utilité est-elle toujours menacée par l’intervention possible d’un autre mâle, plus jeune et plus hargneux, susceptible de les renvoyer d’un coup de griffe à leur néant.
Le souci de crédibilité de la description de ce peuple inspiré par des animaux se retrouve dans la représentation des autres espèces que Chanur met en scène : sauriens, singes, serpents… Cherryh se penche sur leurs rapports et leur façon d’accommoder les différences pour tenter une coexistence la plus pacifique possible – sachant que quatre de ces espèces ne survivent qu’avec de l’oxygène, trois autres avec du méthane. L’ensemble y gagne une crédibilité qui fait le sel de ces aventures spatiales sans surhommes et sans conquérants. Tout en étant un récit d’aventures plein de rebondissements, Chanur est au fond un hymne à l’altérité.
Univers:
== L'Univers Alliance-Union ==
CYCLES:
1- Les Guerres de la Compagnie
Temps fort; Janvier 1993 (NB: Version originale en 1991)
Forteresse des étoiles; Avril 1983 (NB: Version originale en 1981)
L'opéra de l'espace; Novembre 1983 (NB: Version originale en 1982)
Volte-face; Décembre 1991 (NB: Version originale en 1989)
Les Chants du néant; Mars 1996 (NB: Version originale en 1994)
2- L'Ère du rapprochement
Cyteen - Tome 1; Octobre 1990 (NB: Version originale en 1988)
Cyteen - Tome 2; Octobre 1990 (NB: Version originale en 1988)
Les oubliés de Gehenna; 1985 (NB: Version originale en 1983)
3- Le Cycle de Chanur
Chanur; Mars 1983 (NB: Version originale en 1982)
L'épopée de Chanur; Novembre 1986 (NB: Version originale en 1984)
La vengeance de Chanur; Novembre 1987 (NB: Version originale en 1985)
Le retour de Chanur; Mai 1989 (NB: Version originale en 1986)
L'héritage de Chanur; Février 1994 (NB: Version originale en 1992)
4- Les Guerres Mri
Tome 1: Soleil mort : Kesrith; Février 1983 (NB: Version originale en 1978)
Tome 2: Soleil mort : Shon’jir; Mai 1983 (NB: Version originale en 1978)
Tome 3: Soleil mort - Kutath; Juillet 1983 (NB: Version originale en 1979)
5- L’Ère d’exploration
Les seigneurs de l'Hydre; Janvier 1983 (NB: Version originale en 1980)
Port éternité; Mai 1985 (NB: Version originale en 1982)
Le Voyageur de la nuit; Octobre 1985 (NB: Version originale en 1984)
L'Œuf du coucou; Décembre 1987 (NB: Version originale en 1985)
6- La Rébellion de Hanan
Frères de la terre; Juillet 1985 (NB: Version originale en 1976)
Chasseurs de mondes; Janvier 1982 (NB: Version originale en 1977)
== L'Univers étranger ==
Le Paidhi; Octobre 1998 (NB: Version originale en 1994)
Le Retour du Phoenix; Février 1999 (NB: Version originale en 1995)
== Le Cycle de Morgane ==
Les Portes d'Ivrel; Décembre 1993 (NB: Version originale en 1976)
Le Puits de Shiuan; Mai 1994 (NB: Version originale en 1978)
Les Feux d'Azeroth; Octobre 1994 (NB: Version originale en 1979)
La Porte de l'exil; Janvier 1995 (NB: Version originale en 1988)
ROMANS:
1- Hestia; Septembre 1993 (NB: Version originale en 1979)
2- Les Flots sans rivage; Janvier 1984 (NB: Version originale en 1981)
3- Les Adieux du soleil; Février 1984 (NB: Version originale en 1981)
4- La Pierre de rêve; Novembre 1984 (NB: Version originale en 1983)
5- L'Ange à l'épée; Avril 1987 (NB: Version originale en 1985)
6- Les Légions de l'enfer; Mai 1990 (NB: Version originale en 1987)
7- La Citadelle noire; Octobre 1996 (NB: Version originale en 1993)
8- Les Étalombres; Septembre 1997 (NB: Version originale en 1995)
NOUVELLES:
1- Cassandre (1978) - Univers 1980
2- Retour au bercail (1979) - Ère comprimée N°11
3- Un don de prophétie (1981) - Univers 1981
4- Le Pays sans ombres (1985) - La grande anthologie de la fantasy
5- Hrunting (2017) - Épées et magie


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